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Cœur d'épinette

Journal d’une fleur de cactus
Chronique de l’éclosion en milieu aride


Whatever the fuck is going on : la valeur des visages sédimentés
Je me suis levée ce matin avec un drôle de feeling : celui d'avoir bientôt 46 ans. Un chiffre qui, dans l'écosystème social ressemble parfois à une date de péremption. En cherchant une résidence d’écriture cette semaine, je me suis heurtée au mur poli du mot RELÈVE. Partout, ce mantra...
Pattie O'Green (aka Paule Mackrous)
7 mai5 min de lecture


Nommer le paysage : Quand la sémiologie rencontre le territoire... du futur parc national de la Côte-de-Charlevoix
Dès que l'on tente d'imposer une signification unique à un lieu, on l'appauvrit irrémédiablement. Dans une perspective de justice environnementale, la sémiologie contribue à ce que les projets de préservation ne soient pas des structures administratives rigides, mais des espaces de cohabitation où la richesse symbolique est aussi protégée que la richesse biologique. Je suis heureuse de voir cette expertise intégrée dans le rapport du Ministère de l’Environnement...
Pattie O'Green (aka Paule Mackrous)
27 avr.2 min de lecture


Le monde comme un refuge : "Bunker à ciel ouvert" de Major Moran au Théâtre Outremont
Je suis ressortie de là avec une certitude : créer un abri pour les siens ne signifie pas se refermer sur le monde, mais construire quelque chose d’assez vibrant et ouvert pour pouvoir y cultiver suffisamment de lumière afin de le transformer un peu, ce monde.

Pattie O'Green
26 avr.3 min de lecture


La grammaire de l'écotone
Il y a une préscience que je n’apprends que sur la plage, à marée basse. C’est le moment où le retrait de l’eau dévoile une écriture fragile : des fragments de coquillages polis, des morceaux de verre dépolis par le sel, des tiges de varech séchées, des pierres lissés. Pour l'œil d’historienne de l’art, ce ne sont pas des débris, mais les fragments d’une archive. Celle de l’immensité fluviale.

Pattie O'Green
20 avr.2 min de lecture


La dignité au-delà de l’anesthésie… et de l’euthanasie : Réflexions autour de la pièce de théâtre Club sandwich mayonnaise
Je sais bien que l’on peut mourir entourée des siens avec l’aide médicale à mourir. C’est sans doute même plus facile à prévoir dans nos horaires saturés. Et je ne l’exclus pas pour moi-même, car je ne sais rien de ce "seuil" qui m’attend. Mais je refuse de percevoir la vulnérabilité totale et la douleur intense comme des pertes de dignité, alors qu’elles en sont peut-être l’ultime rempart!

Pattie O'Green
14 avr.9 min de lecture


Depuis la rivière...
Je ne le cache pas : pour soutenir cette classe de cette manière, j’ai dû arriver de bonne heure dans la capitale pour m’ancrer sur les berges de la Rideau. Mes traumas inhibant parfois mon lien authentique, mon ouverture d’esprit et ma capacité d’attachement aux êtres humains, j’ai besoin de me lier profondément à un lieu pour offrir ma présence entière à l’autre. C’est à partir de mon lien avec cette rivière que je peux livrer, sans réserve, le meilleur de moi-même en salle

Pattie O'Green
9 avr.3 min de lecture


Incandescentes
Le monde m’épuise tellement à arrondir ses angles. On lisse les visages sur les écrans, on égalise les fréquences en studio, on rabote les phrases pour qu'elles glissent dans une histoire tout aussi polie. C’est une pulsion de MORT déguisée en esthétique. Le lisse, c’est le silence de la tombe.
Pattie O'Green (aka Paule Mackrous)
7 avr.2 min de lecture


Lettre de démission adressée à la direction du Département des muses (cci : les autres muses)
On me dit souvent que je suis « inspirante ». C’est le summum du compliment, celui qui me drape dans une lumière dorée et qui, normalement, devrait me faire danser langoureusement à dix centimètres du sol. Être une Muse, c’est tellement extra : on devient le paysage mental de l’autre, une sorte de station-service poétique où l’on vient faire le plein de sens gratuitement avant de repartir dans sa propre vie, le réservoir d’enthousiasme bien rempli.

Pattie O'Green
31 mars5 min de lecture


Habiter l’espace le plus raw de soi : au-delà de l’autofiction, les incantations...
J’ai toujours dit que, quand j’écris, il y a « les images avant le texte ». Mais avant les images, il y a le son : c’est la partie la plus raw de moi. C’est pour moi une autre manière, complémentaire à l’écriture et au land art/foresterie, de me connecter au territoire, d'habiter sa résonance et d'en porter la « voix ».

Pattie O'Green
23 mars3 min de lecture


Déposer ses diplômes pour toucher aux arbres
« Des fois, je me prends pour une grande sage. Une genre de prêtresse du « soin du vivant », drapée dans le silence de la forêt gaspésienne (qui ne ressemble pas au silence en ce moment puisque les Ski-Doos s’en donnent à cœur joie), écoutant pousser la mousse (sur mes tapis urbains que j’ai pas le temps de nettoyer) et méditant sur la réparation du monde entre deux postures de Yin Yoga (dans lesquelles je m’étire trop par souci de performer).

Pattie O'Green
18 mars4 min de lecture


La trame invisible du nous
J'essaie de comprendre comment nos tensions intérieures freinent nos élans collectifs et la manière dont notre paix intérieure devienne un acte de justice sociale. Voici un bout de mon cheminement..."

Pattie O'Green
13 mars4 min de lecture


Sous l'aura des arbres
En portant un regard comparé sur les arbres dans les arrondissements montréalais d’Outremont et de Parc-Extension, en passant par le nouveau
Pattie O'Green (aka Paule Mackrous)
7 avr. 20257 min de lecture


Des petits gestionnaires de la nature ?
Ce texte est presqu’un manifeste, sinon, je ne sais pas ce qu’il est, mais il est à la fois spontané et réfléchi, affirmatif et...
Pattie O'Green (aka Paule Mackrous)
8 nov. 20248 min de lecture
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