Il y a une préscience que je n’apprends que sur la plage, à marée basse. C’est le moment où le retrait de l’eau dévoile une écriture fragile : des fragments de coquillages polis, des morceaux de verre dépolis par le sel, des tiges de varech séchées, des pierres lissés. Pour l'œil d’historienne de l’art, ce ne sont pas des débris, mais les fragments d’une archive. Celle de l’immensité fluviale.