Cœur d'épinette

Promenades arboricoles
Écouter le territoire, ensemble
Je me souviens de ma première conférence en histoire de l’art : L’œuvre d’art, l’empreinte d’un parcours. J'étais alors fascinée par ces artistes (Marina Abramović, Janet Cardiff ou Nancy Holt) qui utilisaient la marche comme un rituel esthétique pour s’ancrer dans un lieu ou générer des fictions.Au commencement de Cœur d'épinette, inspirée par ces filiations et par mes connaissances en foresterie, j'ai développé les promenades arboricoles. Si je n'en offre plus qu'à l'occasion, elles demeurent le fondement de ma posture : une expérience à la fois esthétique et sociale qui passe par l’observation sensible des arbres et du paysage construit.
Écouter le territoire, c’est reconnaître que chaque lieu est habité et marqué par des récits qui nous précèdent. C’est une pratique décoloniale qui embrasse la complexité de l'histoire et qui cherche sa justesse. Par le partage, ces marches sont des espaces pour consolider la communauté et cultiver une résonance éthique avec les lieux traversés.
Sélection de projets passés
« À travers la présentation de plusieurs espèces arboricoles, Paule Mackrous a abordé l’écologie queer, qui vise à contrecarrer le modèle hétéronormatif et binaire dominant de notre rapport à la nature et à l’écologie. Ainsi, l’épinette du Colorado est un arbre monoïque. Ce conifère a donc des organes mâles et femelles distincts, respectivement les cocottes qui se situent en bas de l’arbre et celles qui se trouvent en haut.
L’horticultrice et arboricultrice de Cœur d’épinette a poursuivi la promenade arboricole en faisant référence aux mouvements écoféministes, qui établissent un lien entre les systèmes d’oppression de la nature et de la femme. »
Ambré Giovani, Fondation David Suzuki
La promenade arboricole est une création in situ
Tarif CARFAC 1 x atelier : 520$ + tx






