Cœur d'épinette

Écouter
Pratiques pour des territoires habités
Écouter est ma première manière d’habiter. Avant le geste de cultiver ou l’acte d’écrire, il y a l’attention portée à mon corps et aux vibrations du vivant. J'appelle cela un alignement. Cette page est un espace où le corps se met au diapason du territoire pour laisser émerger le son ou le récit.

L'alignement avec le vivant
On confond souvent la légèreté avec le divertissement ou l'anesthésie du monde. Pour moi, la véritable légèreté n'est pas une absence de poids, mais une capacité à tout ressentir, de la douleur la plus profonde à l'émerveillement le plus pur, en laissant tout circuler. Pratiquer le yoga et la méditation, c'est apprendre à habiter son corps avec une attention souveraine. C'est en traversant la densité de nos vécus que l'on finit par flotter. Ma pratique d'écriture comme de yoga sont des invitations à cette présence totale pour une légèreté radicale, c'est-à-dire une légèreté qui ne fuit rien.
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Sessions dans la yourte
Pour moi, la musique et le chant sont des pratiques d'ancrage et de présence cultivées depuis l'adolescence. Le chant est une pratique holistique, une manière d’habiter l’émotion pure à travers la simplicité du folk. Je privilégie les enregistrements "qui craquent", spontanés et délibérément imparfaits, comme ceux qui composent mon premier album Roads to Home (2013) produit par le Studio Home Sweet Home (Lucas Rupnik et Melissa Maya Falkenberg) .
Cette quête de résonance se poursuit aujourd'hui sous le dôme de la yourte, dont l’acoustique unique enveloppe le son et invite au recueillement. Écouter, c'est ici partager une vibration brute, une voix qui cherche moins la performance et la perfection du texte que la connexion profonde avec le lieu et le vivant.
[Sessions dans la yourte - à venir]

Territoires de résonnances
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Les promenades arboricoles : écouter le territoire
Je me souviens de ma première conférence en histoire de l’art : L’œuvre d’art, l’empreinte d’un parcours. J'étais alors fascinée par ces artistes (Marina Abramović, Janet Cardiff ou Nancy Holt) qui utilisaient la marche comme un rituel esthétique pour s’ancrer dans un lieu ou générer des fictions.
Au commencement de Cœur d'épinette, inspirée par ces filiations et par mes connaissances en foresterie, j'ai développé les promenades arboricoles. Si je n'en offre plus qu'à de rares occasions, elles demeurent le fondement de ma posture : une expérience à la fois esthétique et sociale qui passe par l’observation sensible des arbres et du paysage construit.
Écouter le territoire, c’est reconnaître que chaque lieu est habité et marqué par des récits qui nous précèdent. C’est une pratique décoloniale qui embrasse la complexité de l'histoire et qui cherche sa justesse. Par le partage, ces marches ont été des espaces pour consolider la communauté et cultiver une résonance éthique avec les lieux traversés.
[En savoir plus ou demander une promenade]