top of page
Cœur d'épinette

Journal d’une fleur de cactus
Chronique de l’éclosion en milieu aride


Whatever the fuck is going on : la valeur des visages sédimentés
Je me suis levée ce matin avec un drôle de feeling : celui d'avoir bientôt 46 ans. Un chiffre qui, dans l'écosystème social ressemble parfois à une date de péremption. En cherchant une résidence d’écriture cette semaine, je me suis heurtée au mur poli du mot RELÈVE. Partout, ce mantra...
Paule Mackrous
il y a 5 jours5 min de lecture


La grammaire de l'écotone
Il y a une préscience que je n’apprends que sur la plage, à marée basse. C’est le moment où le retrait de l’eau dévoile une écriture fragile : des fragments de coquillages polis, des morceaux de verre dépolis par le sel, des tiges de varech séchées, des pierres lissés. Pour l'œil d’historienne de l’art, ce ne sont pas des débris, mais les fragments d’une archive. Celle de l’immensité fluviale.

Pattie O'Green
20 avr.2 min de lecture


Incandescentes
Le monde m’épuise tellement à arrondir ses angles. On lisse les visages sur les écrans, on égalise les fréquences en studio, on rabote les phrases pour qu'elles glissent dans une histoire tout aussi polie. C’est une pulsion de MORT déguisée en esthétique. Le lisse, c’est le silence de la tombe.
Paule Mackrous
7 avr.2 min de lecture


Lettre de démission adressée à la direction du Département des muses (cci : les autres muses)
On me dit souvent que je suis « inspirante ». C’est le summum du compliment, celui qui me drape dans une lumière dorée et qui, normalement, devrait me faire danser langoureusement à dix centimètres du sol. Être une Muse, c’est tellement extra : on devient le paysage mental de l’autre, une sorte de station-service poétique où l’on vient faire le plein de sens gratuitement avant de repartir dans sa propre vie, le réservoir d’enthousiasme bien rempli.

Pattie O'Green
31 mars5 min de lecture


Habiter l’espace le plus raw de soi : au-delà de l’autofiction, les incantations...
J’ai toujours dit que, quand j’écris, il y a « les images avant le texte ». Mais avant les images, il y a le son : c’est la partie la plus raw de moi. C’est pour moi une autre manière, complémentaire à l’écriture et au land art/foresterie, de me connecter au territoire, d'habiter sa résonance et d'en porter la « voix ».

Pattie O'Green
23 mars3 min de lecture
bottom of page